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Cours…

Une jeune fille court dans la rue. Elle est légère, charmante et frêle. En est sportive, haletante et belle. En jogging. Elle court derrière son destin. Elle échappe à son chagrin. La liberté donne des ailes.
Mon cœur est lourd, semelles de plomb. Ta fraîcheur est faite d’espoir. Ta sueur même est à boire, parfum divin de l’insouciance, souffle de vie, poitrine vivante, la chamade balaie la brume. On est beau quand on est fort.
Merci à toi, douce inconnue. D’une foulée tu as changé ma journée. De ton chemin je ne sais rien, mais ce matin je l’ai croisé. Et je l’ai aimé.

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Migraine

Elle me prend en arrière, elle m’attaque en misère. Aller de l’avant malgré cette douleur. Aller comme un enfant, en questions et en peurs. Ce sont eux, eh bien! et bien toi qui me retiennent. Mais il ne peut qu’être moi pour briser toutes ces chaînes.

Migraine. La douleur me lancine. Mon père est bien loin c’est Mozart qu’on assassine. Ce chemin mon ravin, il est si près de moi! C’est un besoin, ma vie n’est plus un choix. C’est le sel de la terre chaque pavé est ma foi. Plus jamais en arrière ; si je dois souffrir, d’un mépris, d’une injure, d’un oubli ou même d’un rire, que ce soit de face j’ai le droit des armes. A regarder la glace, je n’attends que le reflet tenace, que jamais plus jamais ignorance et colères n’altèrent mon sang, n’inondent ma lumière. 

J’ai soif

Un verre d’eau n’est rien. Il ne sied bien que dans une salle de bain. Dans un coin. Tout au plus il rafraîchit. Pour le moins, il maintient en vie. Plus, moins? Bien plus qu’un verre de vin…
J’ai rencontré une fontaine. Devant elle point de gêne. La vie coule à flots, dans l’onde je trouve les mots. Dans les phrases je me construis bientôt, les idées abondent, elles forment une onde, une courbe, un mouvement, chaque idée en appelle cent, chaque centaine est une dizaine de chapelet, un rosaire dédié à la vie, à l’envie, à l’envi…
Je suis vivant, je sens mon sang. La vie m’anime attise une rime je suis porté et transporté, la sève coule je suis saoul je respire je transpire je m’étire d’aise ; je suis vivant je vois devant j’ai tout mon temps. J’ai tout ton temps j’ai tout son temps, je suis au dehors. Je suis grand. Je suis fort. Ce soir, dans la vie, je mords.

Le matin des musiciens

Ils étaient tous chagrins

Le matin les musiciens

Buvaient café trempaient leur pain

Les musiciens les artisans

De leur œuvre chantaient et sans 

Honneur et sans bonheur

Dispersaient dans le vent

Leur talent et leur valeur

Bâtisseurs de cathédrale où êtes-vous

De votre fierté qu’avez vous

 Fait. Etes-vous fiers ou bien fous

Vous êtes les auteurs vous êtes tout

Sans Notre Dame Paris n’est rien

Qu’une butte bien âpre

Qu’une dame de fer

Qui de Hugo ignore les vers

Et dans la Seine plonge une câpre

Et au sommet somme le Hutin.

Paris est un

Paris est mien

L’accent titi

Un cœur un cri

La musique environne

La musique frissonne

Paris est bruit et souffle et vie

Paris entonne la victoire d’aujourd’hui 

Ce matin est un succès

Ce midi est une victoire

Ce soir m’inonde en joie en gloire

Un do un la un sol majeur

Les trompettistes et les flûtistes

Les guitaristes les cymbalistes

D’un cœur croisent leur bonheur

En piste entonnent insistent

Attisent la foule enrôlent les cœurs

Et d’une misère d’un pleur de grève

Les inconnus oublient les leurs

Et d’une voix chantent la trêve

Celle de la haine celle égoïste

De ces sans gêne syndicalistes

Qui oublient que pour du pain il faut du blé

Que quelqu’un aura planté

Si cette semence devient gâchée

N’importe qui est désolé

Le paysan seul va pleurer

Avant de craindre pour demain

Bénissez Dieu pour aujourd’hui

Avant de craindre de la fin

Des privilèges et des acquis

Seigneur bénissez ce repas

Que de ma force et de mes bras

J’ai pu offrir à ma famille

Que dans leurs yeux jamais ne brille

Que de l’honneur et du bonheur

Et qu’ils ne crient pas au malheur

Si jamais émergent leurs peurs

Vous musiciens vous doux flûtistes

De Brême ville de carême

Entraînez ces porcs tous chercheurs d’or

Vers des mines dresseur de torts

Que de leur grève tombe l’anathème

Sur l’ignorance la bêtise et l’errance

Les travailleurs ont tous à même 

De s’affranchir de la croyance

Que du travail renaît leur France

Assez pitié… Effacez tout on recommence

Travaillons suons voulons

Que d’une pioche que d’un boulon

Notre fierté soit la plus forte

Là où nous l’espérons

Ne claquons plus la porte

 A la valeur de la nation

Le vent

Le vent est froid quand il est triste

Il me rappelle juste que j’existe
J’en ai besoin et bien des fois

Sentir aussi l’odeur du bois

Celui qui craque quand on a froid

Qui s’envole qui crépite

Qui rend beau là où j’habite

Le vent est froid quand il est triste

J’ai si froid quand je suis triste

Mais un mot un sourire

Un simple « si jamais » en devenir

Combat le vent combat le froid

Me rappelle que je suis moi

Grâce à la foi et grâce à toi

Le ciel

Le ciel est bleu. Il pleut aujourd’hui. 

Le ciel est beau. Un nuage sourit.

Le ciel rayonne. Un ange l’illumine. 

Le ciel nous aime. Il nous anime.

Le ciel en trompette.

Mon cœur en fête.

Le ciel est loin.

C’est mon prochain.

Le ciel, la dentelle.

La beauté, éternelle.

Merci mon Dieu.

Le ciel est bleu.

Timbale

La percussion est étonnante, attachante, entêtante. Un mouvement qui résonne, un moment qui raisonne. Une vibration sans cri, une voix dans la nuit. Le tonnerre gronde, la rage monte, sueur et danse, tueur et transe. Percussion tu symbolises le bon, la brute, le créant, celui qui d’un bruit sait emplir une vie, celui que la nuit inspire et inscrit dans un mouvement en deux temps le rythme d’un rien qui devient le mien. 

Le mouvement est là, il ne se passe rien, la perfection du train. Le mouvement continu incessant, bruit sans lequel tout est absent. Le fond. Le cadre. Le miroir de nos âmes qui battent la chamade, se heurtent, s’entrechoquent, s’interpellent et se bloquent. Sonorités chaudes, mélopées osées, cadences envoûtées. Mon cœur vibre au mouvement du beat et du hit, mon esprit s’enroule sans treat et sans shit. La vapeur de nos âmes est valeur de nos flammes, celles qui rongent l’ennui et attisent les nuits. Trompette bouchée, souffle de génie, goutte de whisky, onde de l’envie. Cymbale, timbale, le râle du bruit qui s’associe à nos lies.

Un souffle. Je respire. Je m’emplis, je vis.